Dorota Lorska
| Nom de naissance | Dorota Goldscheider |
|---|---|
| Alias |
Slawa Klein |
| Naissance |
Kielce |
| Décès |
(à 52 ans) Varsovie |
| Nationalité |
|
| Profession |
Écrivain, Médecin |
Dorota Lorska-Klein (née Goldszajder, le ) à Kielce en Pologne et morte le à Varsovie, est une artiste et médecin, survivante du camp de concentration d’Auschwitz en Pologne.
Biographie
[modifier | modifier le code]Elle est née en 1913 à Kielce[1]. Elle est fille de Joseph Goldszajder et de Sarah Carfinkiel. Elle étudie la médecine à Prague[2] à l'université Charles[3]. En 1936, elle part pour l'Espagne et rejoint les républicains comme médecin dans un hôpital à Albacete durant un an et demi. Elle obtient la citoyenneté tchécoslovaque grâce à son mariage fictif en 1937 avec Vilem Klein[4], mort durant la Seconde Guerre mondiale[5].
En 1937, elle se porte volontaire en Espagne comme médecin à l’hôpital de Benicàssim, où elle retrouve Hirsch Loberbaum qu'elle avait rencontré à Prague, également engagé dans un hôpital de la Centrale sanitaire internationale[6].
En 1938, elle arrive en France pour poursuivre ses études[6].
Résistance et déportation
[modifier | modifier le code]En raison de ses activités dans le mouvement de résistance, Dobra Klein est arrêtée par les Brigades Spéciales 2 en , puis internée le au camp de Drancy[2].
Elle arrive à Auschwitz dans la convoi no 58 le , détenue sous le numéro 52325. Sélectionnée par le docteur Eduard Wirths, elle est affectée comme médecin au Block 10[2]. Elle devient membre de la résistance du block 10, elle transmettait des messages à la centrale de la résistance[7],[8]. Elle prépare, pour la résistance, des rapports sur les expériences menées au Block 10[2], connu sous le nom de Rapport Sława Klein, qui fut publié dans la presse clandestine polonaise avant même la fin de la guerre[3]. Elle aide secrètement les prisonnières destinées aux expériences médicales, notamment un groupe de résistantes françaises[4]. Elle est surnommée « Slawka » par ses camarades[9].
Libération
[modifier | modifier le code]Lors de l'évacuation du camp le , les prisonniers sont transférés à Ravensbrück (Allemagne). Gravement malade, Dorota Klein y reste sept jours avant d'être envoyée au camp de Neustadt-Glewe, où elle est libérée le [2].
Après la libération, elle fonde un hôpital pour les prisonnières survivantes, notamment pour les Tchèques, qu’elle aide à retourner à Prague[4].
Elle prend le nom de Dorota Lorska après la Libération[2]. Après la guerre après un retour par Paris, elle retourne à Prague en 1947[3]. Elle y est accusée de dissidence et réprimée[10],[7]. Elle retourne à Varsovie en 1956[2].
À partir de 1960, elle travaille à l'Institut de la tuberculose et des maladies pulmonaires de Varsovie[2].
En 1964, elle témoigne dans un procès en Grande-Bretagne contre Władysław Dering (de)[11], un ancien médecin d’Auschwitz accusé d’avoir pratiqué des stérilisations forcées[4].
Elle meurt l'année suivante, le , des suites d'un cancer à Varsovie[4]. Elle est inhumée au cimetière militaire de Powązki à Varsovie.
Publication
[modifier | modifier le code]- Block 10 à Auschwitz, New York, 2007[réf. incomplète]
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Serge Klarsfeld. Le Mémorial de la déportation des Juifs de France. Beate et Serge Klarsfeld : Paris, 1978. Nouvelle édition, mise à jour, avec une liste alphabétique des noms.FFDJF (Fils et Filles des Déportés Juifs de France), 2012.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Selon Klarsfeld, 2012, elle serait née à Stotzheim, en France.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 « Dobra KLEIN - Mémorial de la Shoah ».
- 1 2 3 (en-GB) Stowarzyszenie Ochotnicy Wolności, « Dorota Lorska », sur Stowarzyszenie Ochotnicy Wolności, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 « polska1926 », sur polska1926.pl (consulté le ).
- ↑ « Nazi Doctors », The New York Times, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 Daniel Grason, « KLEIN Dobra [née GOLDSZ », dans née GOLDSZAJDER, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne).
- 1 2 « sztetl.org.pl/en/article/kielc… »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?).
- ↑ (pl) « Centralny Rejestr Lekarzy », sur oil.org.pl (consulté le ).
- ↑ Éva Golgevit et Maxime Steinberg, Ne pleurez pas, mes fils, le Manuscrit, coll. « Témoignages de la Shoah », (ISBN 978-2-304-03394-6).
- ↑ « MUDr. Dora Lorska », sur geni_family_tree, (consulté le ).
- ↑ (en) « Dr Dorota Lorska », sur www.mp.pl (consulté le ).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- Naissance en novembre 1913
- Naissance à Kielce
- Médecin polonais du XXe siècle
- Femme médecin du XXe siècle
- Membre des Brigades internationales (Pologne)
- Écrivain polonais du XXe siècle
- Prisonnier au camp de Drancy
- Résistante polonaise
- Résistant juif
- Survivant d'Auschwitz
- Survivant de la Shoah en France
- Mémoire de la Shoah
- Médecin juif à Auschwitz
- Décès en novembre 1965
- Décès à 52 ans
- Décès à Varsovie
- Mort d'un cancer en Pologne