TV Piscium
47 Piscium
47 Piscium
| Ascension droite | 00h 28m 02,914 76s[1] |
|---|---|
| Déclinaison | +17° 53′ 35,257 4″[1] |
| Constellation | Poissons |
| Magnitude apparente | 4,65 à 5,42[2] |
Localisation dans la constellation : Poissons |
| Stade évolutif | AGB[3] |
|---|---|
| Type spectral | M3III[4] |
| Indice U-B | +1,82[4] |
| Indice B-V | +1,65[4] |
| Indice R-I | +1,54[4] |
| Variabilité | semi-régulière[2] |
| Vitesse radiale | +5,31 ± 0,38 km/s[5] |
|---|---|
| Mouvement propre |
μα = +114,648 mas/a[1] μδ = +20,338 mas/a[1] |
| Parallaxe | 6,002 5 ± 0,250 0 mas[1] |
| Distance | 166,6 ± 6,9 pc (∼543 al)[6] |
| Magnitude absolue | −1,01[7] |
| Luminosité | 2 500 L☉[8] |
|---|---|
| Température | 3 500 K[8] |
Désignations
TV Piscium (en abrégé TV Psc) est une étoile variable de cinquième magnitude de la constellation zodiacale des Poissons. Elle porte également la désignation de Flamsteed de 47 Piscium, TV Piscium étant sa désignation d'étoile variable[6]. L'étoile présente une parallaxe annuelle de 6,0 mas mesurée par le satellite Gaia, ce qui indique qu'elle est distante d'environ ∼ 545 a.l. (∼ 167 pc) de la Terre[1]. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +5 km/s[5].
TV Piscium est une géante rouge de type spectral M3III[4]. Cette étoile évoluée est située sur la branche asymptotique des géantes (AGB) du diagramme de Hertzsprung-Russell[3] et elle est dans la phase dite AGB précoce[8]. C'est une variable semi-régulière dont la magnitude apparente varie entre 4,65 et 5,42[2]. Le General Catalogue of Variable Stars répertorie une période de variation de 49,1 jours[2], tandis que Tabur et al. (2009) ont détecté trois périodes de 55,1, 216,5, et de 266,7 j qui se superposent[9]. L'étoile pourrait également montrer une périodicité à plus long terme encore, sur une possible échelle de trois à quatre ans[10].
On estime que TV Piscium est 2 500 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 3 500 K. Elle présente faible un taux de perte de masse de 1,5 × 10−8 M☉/an pour une étoile AGB, mais une étude dans l'ultraviolet lointain avec GALEX montre la présence d'une structure arquée à proximité. L'étude de sa cinématique indique que cette structure est localisée à environ 6 600 ua de l'étoile et qu'elle est probablement due à l'interaction entre le vent stellaire et le milieu intergalactique. Par ailleurs, un halo assez étendu est visible en ultraviolet proche, mais le processus à l'origine de cette autre structure n'est pas connu[8].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674, , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
- 1 2 3 4 (en) N. N. Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: Version GCVS 5.1 », Astronomy Reports, vol. 61, no 1, , p. 80-88 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) Olin J. Eggen, « Asymptotic giant branch stars near the sun », The Astronomical Journal, vol. 104, no 1, , p. 275–313 (DOI 10.1086/116239
, Bibcode 1992AJ....104..275E). - 1 2 3 4 5 (en) D. Hoffleit et W. H. Warren Jr., « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050, (Bibcode 1995yCat.5050....0H, lire en ligne).
- 1 2 (en) B. Famaey et al., « Spectroscopic binaries among Hipparcos M giants,. I. Data, orbits, and intrinsic variations », Astronomy & Astrophysics, vol. 498, no 2, , p. 627–640 (DOI 10.1051/0004-6361/200810698, Bibcode 2009A&A...498..627F, arXiv 0901.0934).
- 1 2 3 (en) * 47 Psc -- Long-Period Variable sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
- ↑ (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5, , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
- 1 2 3 4 (en) V. Răstău et al., « Extended far-UV emission surrounding asymptotic giant branch stars as seen by GALEX », Astronomy & Astrophysics, vol. 680, , article no A12 (DOI 10.1051/0004-6361/202346120, Bibcode 2023A&A...680A..12R, arXiv 2310.09056).
- ↑ (en) V. Tabur et al., « Long-term photometry and periods for 261 nearby pulsating M giants », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 400, no 4, , p. 1945–1961 (DOI 10.1111/j.1365-2966.2009.15588.x, Bibcode 2009MNRAS.400.1945T, arXiv 0908.3228).
- ↑ John R. Percy et al., « Small Amplitude Red Variables in the AAVSO Photoelectric Program: Light Curves and Periods », Publications of the Astronomical Society of the Pacific, vol. 108, , p. 139 (DOI 10.1086/133703
, Bibcode 1996PASP..108..139P).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) TV Piscium sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
- (en) « VSX : Detail for TV Psc », sur The International Variable Star Index, AAVSO.