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Source to sink

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Source to sink analysis

Le source to sink, parfois noté source-to-sink, (anglais, littéralement « de la source au bassin », en anglais dans la littérature francophone) est une discipline de la sédimentologie consistant à étudier l'intégralité d'un système sédimentaire c'est-à-dire ses sources de sédiments (domaines surélevés en érosion), ses processus de transports et de recyclage (bassins intermédiaires, conditions d'érosions et de transport, énergie), et sa dynamique de déposition et de diagénèse[1]. On parle d'analyse de provenance quand la compréhension des sources est basée sur l'étude des sédiments. Dans la littérature portant sur la période plus récente (souvent pour les études couvrant les processus contemporains et tout ou partie de la période dite de l'Anthropocène), une variante de cette technique est plutôt qualifiée de traçage sédimentaire (appelée en anglais "sediment tracing" ou encore "sediment fingerprinting")[2].

Les analyses source to sink se basent généralement sur une combinaison de plusieurs méthodes les plus communes étant:

  • la thermochronologie qui aide à comprendre quels sont les domaines en subsidence et en exhumation,
  • la pétrographie qui renseignent sur la nature des populations lithiques dans le sédiment du bassin,
  • La géochronologie (datation radiométrique sur les roches magmatiques des domaines en érosion) et géochronologie détritique (datation de grains détritiques au sein du sédiment) pour établir des corrélations entre l'âge isotopique de minéraux dans le sédiment (en général zircons et apatites, parfois rutiles ou encore monazites) avec l'âge des sources potentielles,
  • les analyses de minéraux lourds.
  • pour les études dites de traçage sédimentaire ("sediment tracing" ou "sediment fingerprinting"), le principe de la méthode est de mesurer un ensemble de propriétés bio-physico-chimiques dans les sources potentielles du paysages potentiellement pourvoyeuses de sédiments ainsi que dans les matériaux-cible (typiquement les sédiments d'un lac, les matières en suspension ou les dépôts de crue d'une rivière,...) Après avoir sélectionné la combinaison optimale de propriétés conservatives et discriminantes, on peut ainsi alimenter des modèles de "dé-mélange" ("un-mixing models" en anglais) qui permettent de quantifier les contributions des sources potentielles du paysage aux sédiments-cible[3].

Difficultés du modèle

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Afin d'alimenter un bassin en sédiment clastique, une source doit être érodée et est donc par définition détruite. La construction de modèles Source to Sink nécessite donc une combinaison de modélisation des taux d'érosion et de dénudation et est grandement facilitée si des zones du systèmes de drainage fluviatile sont préservées, ses dernières permettant de donner des informations de directions de drainage, d'énergie ainsi que sur la nature des sources grâce aux clastes transportés[4].

Références

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  1. W. Helland-Hansen T. O. Sømme O. J. Martinsen I. Lunt J. Thurmond, "Deciphering Earth's Natural Hourglasses: Perspectives On Source-To-Sink Analysis", Journal of Sedimentary Research , 2016
  2. (en) Collins, A. et al., « Sediment source fingerprinting: benchmarking recent outputs, remaining challenges and emerging themes », Journal of Soils and Sediments, vol. 20, , p. 4160-4193 (lire en ligne Accès libre)
  3. (en) Chalaux-Clergue, T., Bizeul, R., Batista, P.V.G., Núria Martínez-Carreras, N., Laceby, J.P. et Evrard, O., « Sensitivity of source sediment fingerprinting to tracer selection methods », SOIL, vol. 10, no 1, , p. 109-131 (lire en ligne Accès libre)
  4. V.Manvillea K.Némethb K.Kanoc, "Source to sink: A review of three decades of progress in the understanding of volcaniclastic processes, deposits, and hazards", Sedimentary Geology, 2009
Source to sink
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