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Grands moulins de Corbeil

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Grands moulins de Corbeil
Grands moulins de Corbeil
Présentation
Architectes
Paul Friesé, Jules Denfer (d), Eugène Haug (d), Paul Marozeau (en), Jacques Albert Brion (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Construction
Propriétaire
Entreprise Soufflet
Usage
Patrimonialité
Localisation
Département
Commune
Adresse
1, quai de l'Apport-Paris
Coordonnées
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Localisation sur la carte de l’Essonne
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Les Grands moulins de Corbeil sont une minoterie industrielle située sur la rive gauche de la Seine, dans la commune de Corbeil-Essonnes (Essonne), dont seule une partie est aujourd'hui en activité.

Historique du site

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Des origines médiévales au XIXe siècle

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Le moulin du Roi

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Sur ce site, l'histoire des moulins remonte au Moyen Âge. A cette époque, peu après l'intégration de Corbeil au domaine royal en 1120, un premier moulin est édifié à la confluence de la Seine et de l'Essonne, sur le grand bras de cette rivière. Il s'agit du moulin du Roi, un moulin banal[1].

Au XVIIe siècle, à partir de 1623, le moulin du Roi est reconstruit. Il est ensuite agrandi entre 1665 et 1667, jusqu’à s’étendre sur les deux rives de l’Essonne. Une partie du bâtiment est alors octroyée par Louis XIV à une manufacture de buffles qui produit des buffleteries et autres équipements pour l’armée à partir de peaux tannées[2].

En 1769, le moulin du Roi, avec la manufacture de buffles, est concédé à l’Hôpital général de Paris. Il subsiste jusqu’en 1774, date à laquelle l’institution le fait démolir en raison de son état de ruine[3].

Les moulins de la Réserve et des Hospices

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Au XVIIIe siècle, en 1764-1765, sur le petit bras de l’Essonne, non loin du moulin du Roi encore existant, des moulins à tan sont convertis en un moulin à blé. Près de ce moulin, est construit en 1767 le magasin de la Réserve[4].

Puis, en 1775, à l’emplacement du moulin du Roi alors démoli, l’Hôpital général de Paris fait construire deux moulins de part et d’autre du grand bras de l’Essonne. Ils prendront le nom de moulins des Hospices[4].

En 1863, les deux moulins des Hospices sont reliés par un bâtiment conçu par l’architecte Jules Denfer. Edifié au-dessus de l’Essonne, cet ouvrage fait office de magasin à farine. Les péniches viennent alors s’amarrer directement sous la structure afin d’être chargées de sacs de farine[5].

Après la construction du moulin de 1905, tous les bâtiments des Hospices sont démolis, tandis que le site de la Réserve avait déjà été ravagé par l’incendie de 1892[5].

Le moulin de 1880

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En 1880, Paul Darblay et Alphonse Béranger font démolir une ancienne halle au blé, édifiée entre 1784 et 1785, afin de construire un nouveau moulin, le « Moulin Neuf »[6]. Conçu par Jules Denfer, ce bâtiment existe toujours aujourd’hui et constitue le plus ancien édifice du site[7].

Le moulin de 1880

En 1881, suite à la vente par Paul Darblay et Alphonse Béranger de leur établissement « Moulins de Corbeil et annexes », la société anonyme des Grands Moulins de Corbeil est créée[8].

L'incendie de 1892

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Le , vers 11h, un incendie, précédé d'une explosion, éclate dans un des bâtiments des Grands moulins servant au stockage des grains : l'ancien magasin de la Réserve, quai de l'Apport-Paris. Le magasin est entièrement détruit, ainsi que le moulin situé à proximité[9]. Au cimetière des Tarterêts de Corbeil-Essonnes, un monument commémoratif conçu par l'architecte Paul-Emile Friesé, rend hommage aux employés et ouvriers décédés dans ce dramatique incendie[10].

A la demande du directeur des Grands moulins, Paul-Emile Friesé réfléchit à un nouveau bâtiment pour assurer le stockage des grains. En 1893, il réalise un ensemble composé d'un silo à blé pour le stockage et d'une tour élévatrice pour l'ensilage[11].

La tour de 1893 et le silo à blé

La tour, qui ressemble à celle d'un château fort, est inscrite au titre des monuments historiques par un arrêté du 21 juillet 1987[12].

A partir du XXe siècle

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Le moulin de 1905

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Au début du XXe siècle, entre 1904 et 1906, un second moulin, plus performant, est édifié en parallèle de celui datant de 1880[13]. Sa conception est confiée aux architectes Albert Brion et Eugène Haug[14].

Le moulin de 1905

La centrale thermique à vapeur

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A la même période, entre 1905 et 1906, un autre bâtiment est construit pour abriter une centrale thermique à vapeur destinée à fournir au moulin l’énergie nécessaire à son fonctionnement[15]. Agrandi en 1910, il est situé sur l’avenue Darblay et se distingue par ses façades en briques rouges percées de vastes verrières.

Ses toitures et façades font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques, en vertu d’un arrêté du 20 décembre 2024, qui inclut également la protection du pont roulant en acier situé à l'intérieur[12].

La centrale hydroélectrique

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En 1917-1921, une nouvelle centrale, utilisant l’eau de l’Essonne, est aménagée dans un bâtiment conçu par Paul-Emile Friesé, et achevé par l’architecte Paul Marozeau.

Au centre, le bâtiment de la centrale hydroélectrique

Par un arrêté du 20 décembre 2024, une partie de ses façades et de ses toitures est inscrite au titre des monuments historiques, tout comme les murs de la salle des machines, à l’intérieur, décorés de faïence[12].

Les silos à farine

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A l’issue de cette première phase de construction du début du XXe siècle (moulin de 1905 et centrales), les Grands moulins poursuivent leur développement et de nouveaux bâtiments apparaissent sur le site, parmi lesquels trois silos à farine. Le premier est réalisé entre 1920 et 1923, tandis que les deux autres sont construits plus tardivement, en 1963 et en 1978[16].

Le site aujourd'hui

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En 2018, une convention est signée entre différents partenaires pour étudier et valoriser le patrimoine des Grands Moulins[17].

Notes et références

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  1. Commune de Corbeil-Essonnes, Les Grands Moulins de Corbeil : du grain au pain, , 20 p. (lire en ligne), p. 3 et 5
  2. Commune de Corbeil-Essonnes, Les Grands Moulins de Corbeil : du grain au pain, , 20 p. (lire en ligne), p. 3 et 5
  3. Commune de Corbeil-Essonnes, Les Grands Moulins de Corbeil : du grain au pain, , 20 p. (lire en ligne), p. 5
  4. 1 2 Commune de Corbeil-Essonnes, Les Grands Moulins de Corbeil : du grain au pain, , 20 p. (lire en ligne), p. 5
  5. 1 2 Stéphane Mary, « Les grands moulins de Corbeil au travers des cartes postales anciennes », Le Monde des Moulins, no 14, (lire en ligne)
  6. Georges Michel, Corbeil et Essonnes : des origines à la fusion, Libération-Presse - "Le Républicain", , 179 p., p. 112
  7. « Les joyaux du patrimoine », sur Grand Paris Sud (consulté le )
  8. Léon Combes-Marnès, Histoire de Corbeil à travers les siècles, Paris, Le Livre d'histoire, , 572 p. (ISBN 2-84373-239-5), p. 488
  9. Stéphane Mary, « Les grands moulins de Corbeil au travers des cartes postales anciennes », Le Monde des Moulins, no 14, (lire en ligne)
  10. Commune de Corbeil-Essonnes, Les Grands Moulins de Corbeil : du grain au pain, , 20 p. (lire en ligne), p. 8
  11. Commune de Corbeil-Essonnes, Les Grands Moulins de Corbeil : du grain au pain,, , 20 p. (lire en ligne), p. 9
  12. 1 2 3 Monuments historiques, « Grands Moulins de Corbeil », sur Mérimée, (consulté le )
  13. Stéphane Mary, « « Les grands moulins de Corbeil au travers des cartes postales anciennes » », Le Monde des Moulins, no 14, (lire en ligne)
  14. Commune de Corbeil-Essonnes, Les Grands Moulins de Corbeil : du grain au pain, , 20 p. (lire en ligne), p. 6
  15. Commune de Corbeil-Essonnes, Les Grands Moulins de Corbeil : du grain au pain, , 20 p. (lire en ligne), p. 6
  16. Commune de Corbeil-Essonnes, Les Grands Moulins de Corbeil : du grain au pain, , 20 p. (lire en ligne), p. 6 et 7
  17. « Étude et valorisation d’un site majeur du patrimoine industriel francilien : les Grands Moulins de Corbeil-Essonnes », sur Région Île-de-France, (consulté le )

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Bibliographie

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  • Léon Combes-Marnès, Histoire de Corbeil à travers les siècles, Paris, Le Livre d'histoire, 2002, 572 p. (ISBN 2-84373-239-5)
  • Georges Michel, Corbeil et Essonnes : des origines à la fusion, Libération-Presse - "Le Républicain", 1976, 179 p.

Articles connexes

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Liens externes

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Grands moulins de Corbeil
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