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Constante de Golomb–Dickman

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En mathématiques, la constante de Golomb–Dickman apparaît en théorie des nombres et dans l'étude des permutations aléatoires. Sa valeur est

{\displaystyle \lambda =0,62432998854355087099293638310083724\dots } suite A084945 de l'OEIS

On ne sait pas si cette constante est rationnelle ou non[1].

Définitions

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Soit an l'espérance — prise sur l'ensemble des permutations d'un ensemble de taille n — de la longueur du plus grand cycle de chaque permutation. La constante de Golomb-Dickman est définie par

{\displaystyle \lambda =\lim _{n\to \infty }{\frac {a_{n}}{n}}.}

En termes probabilistes, {\displaystyle n\lambda } est asymptotiquement l'espérance de la longueur du plus grand cycle d'une permutation de {\displaystyle {\mathcal {S}}_{n}} uniformément distribuée.

En théorie des nombres, la constante de Golomb–Dickman apparaît dans la taille moyenne des plus grands diviseurs premiers d'un entier. Plus précisément,

{\displaystyle \lambda =\lim _{n\to \infty }{\frac {1}{n}}\sum _{k=2}^{n}{\frac {\ln(P_{1}(k))}{\ln(k)}},}

{\displaystyle P_{1}(k)} est le plus grand facteur premier de k, ce qui signifie que le nombre de chiffres en base n de {\displaystyle P_{1}(n)} converge en moyenne de Cesàro vers {\displaystyle \lambda }. Donc si n est un entier à d chiffres dans une base donnée, alors {\displaystyle \lambda d} est en moyenne le nombre de chiffres dans cette base du plus grand facteur premier de n.

La constante de Golomb–Dickman apparaît aussi dans le problème arithmétique suivant : quelle est la probabilité que le deuxième facteur premier de n soit plus petit que la racine du premier ? Asymptotiquement, cette probabilité vaut {\displaystyle \lambda } :

{\displaystyle \lambda =\lim _{n\to \infty }{\text{Prob}}\left\{P_{2}(n)\leqslant {\sqrt {P_{1}(n)}}\right\}}

{\displaystyle P_{2}(n)} est le deuxième plus grand facteur premier de n.

Enfin, la constante apparaît lorsque l'on s'intéresse à la longueur moyenne du plus grand cycle de toute fonction d'un ensemble fini dans lui-même. Si X est un ensemble fini, on applique successivement la fonction f : XX à n'importe quel élément x de cet ensemble, cela forme un cycle, montrant que pour un certain k {\displaystyle f^{n+k}(x)=f^{n}(x)} pour n assez grand; le plus petit k respectant cette propriété est la longueur du cycle. Soit bn la moyenne prise sur l'ensemble des fonctions d'un ensemble de taille n dans lui-même, de la taille du plus grand cycle. Purdom et Williams[2] ont montré que

{\displaystyle \lim _{n\to \infty }{\frac {b_{n}}{\sqrt {n}}}={\sqrt {\frac {\pi }{2}}}\lambda .}

Il existe plusieurs expressions de {\displaystyle \lambda }. En particulier :

{\displaystyle \lambda =\int _{0}^{1}e^{\mathrm {Li} (t)}\,dt}

{\displaystyle \mathrm {Li} (t)} est la fonction logarithme intégral,

{\displaystyle \lambda =\int _{0}^{\infty }e^{-t-E_{1}(t)}\,dt}

{\displaystyle E_{1}(t)} est la fonction exponentielle intégrale, et

{\displaystyle \lambda =\int _{0}^{\infty }{\frac {\rho (t)}{t+2}}\,dt}

et

{\displaystyle \lambda =\int _{0}^{\infty }{\frac {\rho (t)}{(t+1)^{2}}}\,dt}

{\displaystyle \rho (t)} est la fonction de Dickman.

Articles connexes

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Liens externes

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Références

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  1. Lagarias, « Euler's constant: Euler's work and modern developments », Bull. Amer. Math. Soc., vol. 50, no 4, , p. 527–628 (DOI 10.1090/S0273-0979-2013-01423-X, Bibcode 2013arXiv1303.1856L, arXiv 1303.1856)
  2. Purdon et Williams, « Cycle length in a random function », Trans. Amer. Math. Soc., vol. 133, no 2, , p. 547–551 (DOI 10.1090/S0002-9947-1968-0228032-3)
Constante de Golomb–Dickman
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